La chapelle

La chapelle se trouvait à la gauche des logements scolaires

à l'actuelle place du chargement de l'usine

la chapelle

Elle fut détruite et remplacée par l'église du Christ-Roi

situé place Louis de Marcheville le long de l'avenue Marthe

Cette petite chapelle pouvait accueuillir 120 personnes

 

chapelle

Elle fut construite en 1881 , c'est un prétre qui desservait la banlieue

qui pratiquait la messe dominicale .

Le presbytére a l'arriére fut construit en 1909 et un curé y habita

Sur le cliché ci-dessus , le presbythére définitif n'est pas encore construit

Il le sera dans le petit pré à gauche

Sur la droite , il s'agit des anciens logements scolaires

 qui eux furent construits en 1891 .

la méme année . Le presbytére défintif fut construit en 1936 .

l'abbé Gerardin n'y habita qu'en 1937

 

chapelle phlinoise

Ci-dessous , le mur est celui encadrant le presbythére

La petite maison derriére la chapelle etait la salle de catéchisme

 

Vue de la chapelle

Voici une messe effectué en 1946

c'etait la premiére messe du nouvel abbé , l'abbé Gadmez .

 

Messe a la chapelle

Voici la sortie d'un cortége de mariage

A noter que les femmes se trouvait toutes du méme coté , tradition oblige .

On y voit trés bien le presbythére .

 

mariage chapelle

La fléche qui la surplombe fut sauvé de la destruction et fut installé

sur un socle face à la nouvelle église .

croix chapelle.....................................................................................................................................................................................

Maintenant un peu d'histoire , remontons le temps :

Peu de temps après leur mariage, M. et Mme Jacquemin intéresse au hameau de St.Phlin

Monseigneur TROUILLET, curé de St.-Epvre de Nancy, grand bâtisseur d’églises.

Celui-ci consent à prendre en charge la construction d’une chapelle à St.-Phlin.

 Un terrain est demandé à la Commune, au lieudit « La Fouchère ». Le Conseil Municipal le 18 mars 1880 refuse un terrain

 à cet endroit, mais en offre un autre à l’extrémité du hameau du côté de St. Nicolas.

A la suite de nouvelles négociations, le Conseil Municipal de Laneuveville, par ses délibérations des 9 mai,

12 juillet et 26 septembre 1880 accorde au desservant de Laneuveville la jouissance d’un terrain pour la construction d’une chapelle.

 Cette jouissance devant rester à ses successeurs indéfiniment. Il était bien spécifié que la commune entendait ne supporter

 aucune charge, ni pour la construction, ni pour l’entretien, ni pour les frais du culte.

Le terrain sur lequel la Chapelle a été construite reste donc la propriété de la commune et par conséquent

 il ne est de même de la construction édifiée sur ce terrain. Mais les frais de toute nature restent à la charge du desservant.

 La Fabrique de Laneuveville n’a jamais eu à s’occuper de quoi que ce soit de la Chapelle.

La construction fut dirigée par Monsieur Léon Jacquemin et les frais, avec l’appoint de différents dons,

 furent couverts par Mgr TROUILLET. La dépense totale fut d’environ 14.000 francs.

La construction a été faite en mœllons sauf le chœur, pour lequel on a utilisé un lot de briques donné par la Société St-Gobain

 et qui était un reste des approvisionnements constitués pour construire une Usine à LA MADELEINE – usine dont le projet

 a été abandonné et dont la grande cheminée a été seule construite. Ces briques étaient de qualité médiocre et par la suite

 les murs du chœur sont poreux, prennent l’humidité et ont nécessité dans la suite des enduits de ciment du côté exposé à la pluie.

Le Maître Autel vient de la Chartreuse de Bosserville, les bancs sont les anciens bancs de la Chapelle des R.P. Ligoriens de St. Nicolas,

 les vitraux viennent d’Autriche.

A la construction, la Statuaire ne comportait que la Ste. Vierge derrière l’autel et les deux anges. Les autres statues ont été ajoutées ultérieurement.

La chapelle fut terminée en 1881 . Elle fut , dans les premiéres semaines de l'année , benite par S.G. Monseigneur Foulon

Evéque de Nancy , sous le vocable de St Phlin (Félix) . Le vocable de Ste Madeleine ne vint plus tard par suite

du développement important de la soudiére de la Madeleine , qui etait alors seulement en construction . 

 La Chapelle dépendait de la paroisse de Laneuveville, sur le territoire de laquelle elle se trouvait, fut desservie par les vicaires de Laneuveville,

 qui venaient chanter la messe le dimanche, les vêpres les jours de fêtes, dire une messe basse le jeudi, faire en même temps les catéchismes,

 etc…Au début et pendant une dizaine d’années, les enterrements ne se faisaient pas à la chapelle, mais à l’église de Laneuveville,

 il en était de même pour les mariages, de la cérémonie de la première communion.

En cas d’empêchement du vicaire de Laneuveville, la messe du dimanche fut assurée par des prêtres ou religieux du voisinage :

 Rédemptoristes de St. Nicolas, Chartreux de Bosserville, professeurs de la Malgrange, etc…En 1882,

il y eut même menace de fermeture de la Chapelle, alors desservie, à défaut du Vicaire, par les Rédemptoristes.

 L’administration ayant émis la prétention de la considérer comme dépendant du Couvent de St. Nicolas.

En 1896, la population du groupe de La Madeleine, qui en 1880 était inférieur à 400 habitants, ayant augmenté,

 on envisagea de la création d’une salle de catéchisme. L’autorisation de construire fut accordée sans difficulté par le Conseil Municipal,

les 9 et 30 août 1896 sous réserve qu’il n’y aurait pas de frais à supporter par la Commune.

 Le régime juridique de la Salle de catéchismes est ainsi le même que celui de la Chapelle.

Les frais de construction furent couverts par une souscription la Soudière ayant pris à sa charge la plus grosse part de la dépense.

L’implantation de la salle de catéchisme a été faite de façon qu’elle puisse servir de sacristie dans le cas d’agrandissement de la chapelle,

 réalisé en démolissant le chœur pour prolonger la nef de deux travées vers le Sud et en reconstruisant un chœur de même profondeur

 que le chœur détruit.

Au moment de la Séparation, la question des inventaires ne se posa pas. Il ne fut jamais question de procéder à l’inventaire.

 C’était légalement normal puisque la Chapelle n’était pas un bien de la fabrique et, en vertu des conditions portées

 par le conseil Municipal en 1880, la commune est restée propriétaire du terrain et par la suite de tout l’immeuble,

 puisque la propriété du sol emporte sur la propriété du dessus.

C’est d’après la loi de séparation que fut érigée la paroisse actuelle. Le premier Curé, M. l’abbé Rouyer, habita la salle de catéchisme,

 qui fut à cette occasion aménagée sommairement. Son successeur en 1912, M. Gérardin, habita d’abord à Laneuveville

 et ne s’installa à la Madeleine qu’après la construction du presbytère actuel (1937).

Fusion de ces vocables :

chapelle 1

Saint-Phlin auquel on ajoute Madeleine pour devenir Saint-Phlin La madeleine , puis l'on omet de citer St-Phlin

il ne reste que la Madeleine .... mais les habitants demeurent...Phlinois !

Mais pourquoi Saint-Phlin ?

De l'autre coté de la Meurthe , sur la rive droite , existait depuis le 12éme siécle , un prieuré avec ses terres

qui venaient jusqu'a la Madeleine d'aujourd'hui .

Toute la vallée , à droite et à gauche de la Meurthe portait le nom de ce prieuré : Saint Phlin .

Ce prieuré de Saint-Phlin , aujourd'hui commune d'Art sur Meurthe a été transformé au fil du temps

en ferme , puis depuis 1999 est devenu un centre d'équitation .

Malgré les ans , l'appellation ancestrale du lieu a perduré tant des batiments que celui de la vallée .

Dans "Communes de la Meurthe" M. Lepage nous apprends qu’il est dit dans l’inventaire des titres

 de la Primatiale de Nancy que la ferme de St. Phlin ou St. Félix avait été donnée au Prieuré de St. Nicolas par Leudo ,

chevalier d'Apremont dans le 12éme siécle .

Il resulte cependant de documents posterieurs , que cette ferme appartint à l'abbaye St Clement de Metz

On trouve notamment à la date du 17 juin 1468 , un bail passé par le procureur de St Clement

à Guillaume de Juxey , prévot d'Epinal , des gagnages et oratoire de St Phélix

prés de Saint Nicolas , "menbre dependant dudit monastére" .

Dans un autre bail du 3 mars 1525 , il est stipulé que le preneur entretiendra la chapelle

du gagnage , fournira toutes les choses necéssaires méme pour y célébrer le saint office

de la messe par chacun des "haut jour" de l'année

aux fétes de St-Clément et de St-Félix , et tous les dimanches  .

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Le gagnage de St. Flin, qualifié de maison seigneuriale était franc d’imposition et de logements des gens de guerre ;

 il devint propriété de la Primatiale par suite de l’union du Prieuré de St. Nicolas à cette église ;

le chapitre y tenait tous les ans des plaids annaux, à la suite desquels il renouvelait ses officiers de justice

 

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